... parce que mon travail va de traviole, ou du moins n'aboutit que sur du petit. Ayant eu l'honneur et l'avantage d'être avant de venir en Guyane directrice d'une médiathèque où j'avais eu à construire et mettre en place tout le projet (of course avec élus, puis collègues !), j'ai un relatif professionnalisme et quelque compétence. Je continue à penser que je pourrais résoudre ici quelques formalités administratives dont doit "s'acquitter" forcément un gestionnaire de bibliothécaire, mais mes diverses propositions n'ont jamais pu déboucher... Dommage, mais réel : je ne "paranoïte" point. Il y aurait à discuter sur les raisons de ce semi-échec, je vais m'en garder aujourd'hui, parce que je veux vous parler en fait du Prix Nobel de Littérature 2007 : Doris Lessing, et de son tout premier roman : "Vaincue par la brousse", réédité par Flammarion en 2007. Il avait été publié à l'origine en 1950 sous le titre "the grass is singing"... Bon, là, on ne peut dire que l'on peut ouïr cette mélodie dans la progression dramatique du roman... Mais il s'agit bien d'un chant, d'un chant gai et doux en son introduction, fort, violent et terrible - quoique avec une intonation d'inéluctable... - sur sa chute. Une femme rencontre un fermier. Elle l'épouse, s'installe avec lui au fin fond de la brousse (Rhodésie). Je ne vais pas vous en narrer davantage. Sachez qu'un troisième héros occupe une place de plus en plus importante au fil des pages, fier et blessé, tendre et cruel...

Impression forte de plausible, folie explicable : lisez-le, vous louperiez un roman très fort en l'évitant. Et à moi, il me donne naturellement envie de continuer ; cela me fait un peu penser à Marguerite Duras et au "Barrage...", dépeignant si bien un quotidien difficile.

Bon, rassurez-vous, je ne suis pas encore "vaincue par la brousse"... Juste un peu frustrée de me sentir empêchée de donner "le meilleur de moi-même"... Mais cela n'a guère d'importance, c'est qu'on n'en a pas besoin !!! Et la vie est emplie d'autres richesses qui comprensent cela

A bientôt !