... en Guyane, ce sont les personnes âgées, et j'avais étais plutôt émue en entendant certaines de mes collègues les dénommer ainsi : le "grande personne", énoncé par elles, était très respectueux, digne. Beaucoup d'expressions méritent d'être entendues pour redonner un sens et une saveur à la vie, aux évènements : celle ci en est une pour moi !

Mais je viens juste vous parler de ce tout récent film d'Anna Novion, réalisatrice franco-suédoise, "les grandes personnes", dont m'avait parlé une amie. D'abord parce que le héros principal est... bibliothécaire... (bon, j'aimerais bien le voir dans sa vie professionnelle, un peu décalé sans doute par rapport aux nouvelles technologies) (ceci dit, je pense qu'un "bon" bibliothécaire se doit d'être rêveur...). Et ça, pour l'être, il l'est : il s'appelle Albert et est interprété par Jean-Pierre Daroussin. C'est les vacances, et comme tous les ans il emmène sa fille, Jeanne (Anaïs Demoustier) découvrir un pays européen : l'année dernière, c'était Rome, cette fois ci, c'est la Suède ; mais pas Stockholm, une toute petite île perdue au milieu d'autres ilôts rocheux, où il espère trouver un trésor mythique... Je ne vous en dis pas plus ; ce n'est pas un film "à thème", en plein dans l'actu, mais par contre il est infiniment tendre, touchant, drôle, bien joué. Daroussin, on le croirait jouer son propre rôle tant il est bon, vraiment : allez-y, vous serez attirés aussi par le joli visage de Jeanne, et les deux autres personnages de femmes qui complètent le quatuor.

Voilà, c'était ma séquence cinéma ; je vous parle d'un second, mais alors pas du tout aussi beau "De la Guerre", avec le défunt Departieu et Mathieu Almaric, inspiré du livre de Carl Von Clausevitz, grand (il fut lu par beaucoup d'hommes d'état du XXème, dont Mao !) stratège prussien du XIXème siècle (enfin... inspiré... de très très loin !). Le début part bien, de façon rocambolesque (un cinéaste se laisse prendre au piège d'un cercueil dont le couvercle se referme sur lui, alors qu'il tente de s'imprégner de la boutique d'articles funéraires où doit se tourner l'une de ses scènes), avant finalement de se retrouver pris dans le tourbillon d'une "drôle" de communauté... Bizarre bizarre, si vous avez le bourdon, n'y allez surtout pas... il y a vraiment des scènes très violentes ; mais ceci dit... cela fait réfléchir...

Vu aussi "quantum of solace", parce que c'est un bond : bof !

Je m'arrête, le cinéma est fermé pour ce soir.

A bientôt