Bonsoir,

Alors que je travaillais sur mon ordi, en cette soirée de juillet, je ne pouvais que regarder les images de la télé qui nous montrent en boucle le retour vers le monde "civilisé" d'Ingrid Betancourt. Emouvant moment que celui de sa descente d'avion, Ingrid tombant dans les bras d'une mère qu'elle n'a pas vu depuis plus de six ans, se demandant vraisemblablement jour après jour si elle sortirait vivante de cet enfer...

ingridbetancourt

L'émotion est unanime en de pareils moments ; lorsqu'on entend cette femme dire, d'une voix douce, après de multiples remerciements très personnalisés (à Jacques Chirac, qui l'a soutenue en une période où cela n'était pas "politiquement correct", à la famille de Villepin, proche de sa famille tout au long de sa vie), émettant donc d'une voix douce et fatiguée : "Vous êtes dans mon sang ; je suis à vous", quoi qu'on ait pu faire et dire en faveur d'une femme aussi digne qu'Aung San Suu Kyi, la Dame de Rangoon, j'imagine que l'on est tous bouleversés ; enfin, moi je le suis. Je lui souhaite une réadaptation "tranquille" dans un quotidien peu simple, après ces deux mille trois cents jours de réclusion.

C'est un grand moment, quels que soient les enjeux en jeu : la liberté est victorieuse, c'est suffisamment rare pour que je m'en réjouisse !

A bientôt