Dans les flots du Maroni sorti de ses gonds, la Guyane se débat, à la veille des vacances, entre la polémique liée à la façon dont a été reçu par les urgences de l'hôpital le malade atteint de la rage, le conflit dans le corps enseignant, à nouveau alimenté par la "mise à pied" d'un membre de l'utg, Bruno x... et surtout par l'ampleur de cette inondation qui a déplacé 1200 personnes sur les rives de notre fleuve occidental.

Notre nouveau Secrétaire à l'Outre Mer, Yves Jego, est venu le 12 juin prendre le pouls du pays ; il y revient vers le 22, il s'est rendu compte qu'un léger problème s'enracinait manifestement dans l'éducation : à l'ouest, la démographie explose, les postes diminuent, les professeurs ont squatté les abords du Rectorat. Dans son sac à dos, il faudra qu'il envisage d'amener sa moustiquaire et ses rations de survie, des fois qu'il soit invité en pirogue sur le fleuve...

Une émission, hier soir sur Télé Guyane, réunissait Chantal Berthelot, députée de l'ouest guyanais, Vincent Berton, Directeur de Cabinet, Jean Leduc, Directeur de l'environnement, M. Hyasine, Président du Secours Guyanais et quelques autres personnes ; Jean Leduc insistait beaucoup sur la coopération nécessaire avec le Surinam pour que, lorsque les eaux du Toponowini, largement en amont, montent anormalement, le phénomène soit immédiatement répercuté en Guyane : cela, déjà, permettra aux populations de quitter leurs campous et d'en évacuer leurs effets avant qu'il ne soit trop tard. On rappelait aussi que, après les inondations de 2006, celles de cette année devait servir pour que d'autres plans d'urbanisation soient mis en place le long du fleuve : et cela serait le plus logique... sans que soient oubliés néanmoins les coutumes des différentes communautés vivant le long de "Sa Majesté le Maroni". En métropole, rien n'évoque ces centaines de vie chamboulées ; il est certain que les catastrophes à l'échelon de la planètes sont légion et que cette petite colère du fleuve semble du pipi de chat... Je crains néanmoins que nos compatriotes ultramarins (de l'est) oublient totalement combient serait efficace une solidarité, si simple à mettre sur pied et si nécessaire pour toutes ces communautés qui ont tant perdu...

Bon courage, en ce début de décrue, à tous ceux qui vont avoir à travailler pour que les conditions sanitaires soient les meilleures possibles et que les sinistrés ne risquent pas, après avoir perdu le peu d'effets personnels qu'ils possèdent, leur santé...

Pensons-y !