Rentrée à Cayenne dimanche, je suis en formation de management... mais pense au tout prochain salon du livre de Cayenne qui ouvre ses portes mercredi 28 mai à l'Encre - et accueille Zoé Valdès, dont je vous ai déjà parlé, mais aussi Fabienne Kanor, Marcel Dorigny et Alain Foix, Félix Tiouka et Raphaël Confiant, Emmelie Prophète et Evelyne Trouillot, Nicolas Rey et puis Elie Stephenson, auquel un hommage sera rendu, et, et... Pierre Chambert, aussi, ancien fonctionnaire ici, qui vient de publier un long poème, texte, essai, inspiré par son ressenti de son chemin dans ce département : une ronde d'auteurs qui dédicera, certes, mais aussi écoutera, parlera, échangera avec vous, si vous venez ; nocturnes, mais aussi rencontres avec les écoles, permettront à chacun de trouver son moment et "son" auteur : il faut que vous veniez si vous le pouvez, et puis Franconie propose un concours-quiz sur son stand, autour de la vie et de l'oeuvre de certains des auteurs présents.

Zoé Valdès, c'est une belle affiche pour le Salon ; et je viens de voir des bribes d'un film, "dirty dancing 2", romance quelque peu dramatique se déroulant entre une jeune américaine et un fougueux cubain au moment de l'avènement de Fidel. Et aussi, le 17 mai, je suis entrée dans "la librairie écarlate", à Paris (je vous en avais aussi déjà parlé !), pour me faire une petite provision de livres : j'étais un peu en manque... Je me suis presque heurtée à une menue jeune femme toute brune, toute jolie, qui dédicaçait son livre publié chez Stock, "Tout le monde s'en va".

Elle s'appelle Wendy Guerra, elle est née à La Havane en 1970, elle est tout à la fois cinéaste, poète, romancière. Ce roman, à l'origine "todos se van" a été reconnu par le journal El Pais comme le meilleur roman de langue espagnol en 2006. Nous avons manifestement beaucoup à apprendre sur la vraie vie des pays à travers ces écrits si authentiques dont le type "roman" ne peut occulter la nostalgie, le vécu, des auteurs. Wendy, elle ne se souvient pas des années 50, ni de l'euphorie des premières années de la Révolution : elle tricote rang après rang, par de courtes phrases, les contours d'un Cuba très actuel. Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas ; vous ouvrirez plus largement encore la porte du grand ouest...

Et donc, après cette semaine métropolitaine, me voici plongée dans les préparatifs du stand de la bibli pour le salon, avec la grande surprise de découvrir que plusieurs collègues, après avoir déclaré indispensable la participation de franconie à cette manifestation... ne viendraient pas tenir de permanence... Je suis totalement sidérée que des professionnelles ne se considèrent pas concernées par un Salon du Livre local : c'est pour cela qu'une formation en management m'est nécessaire, je manque de clés - ou de serrures ? -

A très bientôt !