Je vous parlais récemment de l'accident qui avait provoqué une vingtaine de morts au Surinam ; les premières informations recueillies quelques heures après l'explosion de l'avion parlaient de morts surinamiens et de brésiliens. On a rapidement appris que six français amérindiens, d'une même famille vivant dans un village situé sur le Haut-Maroni, avaient péri. Dans la communauté amérindienne, l'impact de ce drame est énorme. Beaucoup plus que dans une grande ville ou qu'au sein d'une société "classique" la peine se partage et se vit en commun dans de telles circonstances. André Cognat, responsable du village d'Antecum Pata qu'il a fondé il y a une trentaine d'années, soutient les siens et les "officiels" du département se sont succédé en pays amérindien... parfois un peu tardivement... Vous dire que la société guyanaise (toutes origines confondues !) m'a fait penser à la société martiniquaise frappée par l'accident de l'avion accidenté revenant du Panama serait un gros mensonge. Nous avons un peu de mal manifestement à partager la souffrance de l'autre.

Mais nous sommes ici peut être encore plus marqués au fer par une Histoire dont nous ne parvenons à nous extraire ? Espérons que le salon du livre qui s'annonce, dont l'une des thématiques s'articule autour de l'esclavage, permettra d'avancer en s'ouvrant et non de se refermer davantage... Certains participants potentiels semblent réellement de réels spécialistes. S'ils sont vraiment bons, il parviendront peut-être à donner envie d'aller plus loin dans la découverte de l'autre !